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Pour les

océans

Nous mangeons nos océans

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des stocks mondiaux sont pleinement exploités ou surexploités

Surconsommation de poissons, les stocks s'épuisent

“Je ne mange plus de viande, uniquement du poisson”, une phrase que l’on entend parfois de la part de personnes désireuses de faire un effort pour l’environnement. Malheureusement, ce n’est pas forcément une bonne solution pour la planète. Il est surtout nécessaire de réduire sa consommation de produits animaux que ce soit de la viande ou du poisson. Et comme pour la viande, il existe des critères importants à prendre en compte lors de l’achat. La zone de pêche, la technique utilisée ou encore l’espèce en question.

Surconsommation de poisson, un problème mondial

Dans le monde, depuis 1960, notre consommation de produits de la mer a doublé. Dans le monde, nous pêchons près de 80 millions de tonnes de poissons. La France importe plus de 70% de sa consommation annuelle de produits de la mer. Nous consommons en France environ 34 Kilos de poissons par an et par personne (en équivalent poids vif). La moyenne Européenne se situe autour de 22 Kilos, de même pour la moyenne mondiale autour de 20 Kilos (en équivalent poids vif). Ceci équivaut à environ 10 Kilos de poisson ingéré par personne et par an en France.

La surpêche pour répondre à la demande

Dans le monde, nous pêchons près de 80 millions de tonnes de poissons. Près de 90% de nos stocks mondiaux sont pleinement exploités (58,1%) ou surexploités (31,4%). On parle de surpêche lorsque nous pêchons plus que ce que le stock peut nous fournir par renouvellement de la population. Seulement 11% des stocks mondiaux pourraient supporter une augmentation de l’effort de pêche.

Existe t-il une pêche durable ?

Les méthodes de pêches non durables épuisent les ressources halieutiques des océans, menace les espèces marines, l’emploi des pêcheurs et la sécurité alimentaire mondiale. Elle est notamment responsable d’un gâchis considérable. En moyenne, les prises accessoires, c’est à dire la pêche d’espèces non visées comme les poissons juvéniles, les requins, les tortues rejetés à l’eau morts ou blessés, représente près de 30% de la pêche annuelle mondiale. La pêche illégale contribue pleinement à ce phénomène de surpêche, elle concerne chaque jour de plus en plus de navires et représente, selon différentes estimations, près de 30% de la pêche mondiale
Il existe cependant des systèmes de pêche durable plus sélective à la ligne ou au casier par exemple. Les certifications MSC (Marine Stewardship Council) et ASC (Aquaculture Stewardship Council) sont les labels qui possèdent les cahiers des charges les plus crédibles à ce jour, et sont des outils intéressants pour les pêcheurs/producteurs et consommateurs. Néanmoins, la certification n’est pas une panacée. 

Nous ne pêchons pas plus aujourd’hui qu’il y a 30 ans, la demande actuelle de poisson est très supérieure aux capacités productives des océans. Malgré l’essor de nouvelles technologies, d’un nombre de bateaux plus élevé, la mer ne nous donne pas plus de poissons. Signe d’une limite biologique importante de nos écosystèmes marins.

Une production aquacole en constante augmentation

Dans le monde la production aquacole est quasiment équivalente à celle de la pêche, environ 80 millions de tonnes par an. Avec une croissance annuelle moyenne de 9 % depuis 1970, l’aquaculture est la branche de l’industrie alimentaire internationale ayant enregistré le développement le plus soutenu. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a ainsi calculé que la production aquacole totale avait dépassé 90 millions de tonnes en 2014. Aujourd’hui, plus de la moitié du poisson comestible consommé dans le monde provient de l’élevage.

Quels poissons peut-on encore consommer ?

Consommons mieux : acheter son poisson localement lorsque cela est possible, en s’assurant que celui-ci provient d’une pêcherie utilisant une technique douce (casier, ligne par exemple) peu impactante sur les écosystèmes marins. Modérer sa consommation et diversifier ses apports en produits de la mer et éviter ainsi une pression trop forte sur des espèces comme le Thon tropical ou la production trop importante de saumons et crevettes d’aquaculture.

Difficile de s’y retrouver même pour des consommateurs avertis, ainsi le WWF a développé un guide afin de vous aider à sélectionner les espèces (suivant leur provenance) que vous pouvez encore consommer occasionnellement. Maquereau, Chinchard, Tacaud ou encore la Plie sont des espèces à valoriser.

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notre consommation de produits de la mer a doublé depuis 1960

Que fait le WWF pour soutenir l'alimentation durable ?

flexitarien oceans

Objectif : Redonner aux consommateurs les clés pour une consommation durable et responsable, mieux connaître les espèces et proposer des recettes réalisées en collaboration avec des grands chefs européens.
Le réseau WWF a analysé les impacts des techniques de pêche, état des stocks et efficacité des mesures de gestions mises en place

France
projet wwf huile de palme

Démarré en 2015, le projet Sabah offre un accompagnement technique aux petits producteurs de la région du Sabah, au Nord-est de l'île de Bornéo. Cette accompagnement technique facilite l’obtention de la certification RSPO, garantissant la durabilité des méthodes de productions.
300 des 800 producteurs du Sabah sont aujourd’hui audités et certifiés. Plus le nombre de producteurs certifiés sera grand et plus il sera facile de créer une filière séparée permettant de donner à cette huile de palme durable une valeur ajoutée.

Malaisie
© WWF France

Démarré en 2013 ce projet fait la promotion de la production de soja responsable. Les actions menées sur les terrains ainsi que les ateliers techniques se tiennent dans le Mato-Grosso, troisième plus grand état Brésilien qui compte trois écosystèmes naturels très riches, la forêt tropicale amazonienne, la savane du Cerrado et la zone humide du Pantanal.
Dans le cadre de cette production de soja durable, nous soutenons la Table ronde pour le soja responsable (RTRS) qui permet de fournir une certification aux producteurs qui contribuent à la préservation de l’environnement et qui interdit toute conversion d’écosystème (forêts, savanes, prairies) pour la production du soja. Dans le Mato-grosso, la production de soja certifié RTRS couvre plus de 72 000 hectares.

Brésil
rapport - transition alimentaire

Ce rapport a été réalisé dans la continuité des deux volets de l’étude « Vers une alimentation bas carbone, saine et abordable » co-réalisés par le WWF France et Eco2 Initiative en 2017 et 2018 . Ces derniers ont démontré qu’une orientation de nos régimes alimentaires, vers une consommation plus végétale au détriment des protéines animales, permettait de réduire l’empreinte carbone de notre alimentation, de couvrir nos besoins nutritionnels et d’y introduire davantage de produits certifiés

France

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